Comme Narcisse
Comme Narcisse, se pencher au-dessus des iris et se mirer dans les étoiles. N’y voir que les lignes de l’eau, ni le reflet des nues. Car de l’haut (…)
jeudi 2 octobre 2014 , par
Le P’tit Canard N°10Pour que coule la sève au creux de ce stylo,
Nourrissez de nos sangs sa plume oraculaire
Qui sait en votre cœur, aussi sec qu’un amer,
Soutirer des lueurs au fanal de nos maux.
Hâtez-vous de clamer ! avant que les étoiles,
Sur le fond zain d’un ciel tendu comme une voile,
Submergés par la mer, nous privent de leur flamme ;
Et dans l’obscurité, cherchant une retraite,
Nous voient tombés aux mains d’un quelconque prophète
Tôt prompt à nous hisser à bord d’un brise l’âme.
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Ce sonnet entre en conversation avec le poème en vers libres L’être du temps mauvais dont il est la première partie.
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Comme Narcisse, se pencher au-dessus des iris et se mirer dans les étoiles. N’y voir que les lignes de l’eau, ni le reflet des nues. Car de l’haut (…)
Carcasse rouillée Qui se grippe Qui se coince Qui se pince Est-ce toujours un corps Est-ce toujours un corps Ce bout de chair envahi de fourmis (…)
Ouvre ta pensée passant Prête tes oreilles à mon chant Vois, comme ma voix est ta voix Se mêlent à l’unisson Toutes nos imaginations (…)
Sous la fraîcheur du tilleul Observant filer les heures Des minutes en linceul Ainsi pensait mi ravi le rêveur : Tant de vies immobiles (…)
Vos commentaires
Le 17 juillet 2021 à 14:48, par Charles En réponse à : Des images ! Des images !
Très beau quatrain aux consonnances baudelairiennes. Il n’aurait pas renié ces images-là.