Piètre apocalypse

mercredi 24 septembre 2025

Nous vivons les temps de la fin, ceux du dernier homme, énervé, fonctionnalisé, confit de mesquinerie et de médiocrité, livré sans retenue aux addictions de ses croyances arbitraires et absurdes et de ses désirs effrénés de confort, irrémédiablement inconséquent, plein de rancœur pour une vie qui outrepasse de plus en plus le peu qu’il lui reste de puissance. Et le pire est que ces temps funestes n’annoncent pas nécessairement la fin des temps de l’humanité qui nettoierait la planète de cette inutile vermine.

— 
Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Le caillou dans la chaussure de la signifiance
(24 décembre 2025)

Le problème du langage, et donc de toute langue, n’est pas le signifiant – il en a pléthore, quitte à l’inventer lorsque nécessaire. Mais de lui faire correspondre de façon suffisamment efficace (…)

Dépérissement
(20 décembre 2025)

Toute langue n’a d’autre référence, en dépit de sa prétention à dire la vérité du réel, que son propre système de fonctionnement. Lorsqu’elle dit cette supposée vérité, elle ne fait que doubler, (…)

Mauvaise pente
(17 décembre 2025)

Nous ne sommes si prompts à asservir, à nous asservir et à nous laisser asservir que parce que nous sommes une espèce grégaire. Et que cette grégarité requiert nécessairement une servitude (…)

Domination
(13 décembre 2025)

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se (…)