Il y en aura pour tout le monde

samedi 24 octobre 2026

Les arrière-mondes croissent et s’étendent à proportion du ressentiment que nous accumulons contre le monde, comme une forme de vengeance mesquine à son encontre. Autant dire que notre époque leur est propice, si ce n’est que nous y avons remplacé l’enfer et le paradis par la virtualité technologique, qui les rend immédiatement accessibles à tous.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Une simple histoire d’effets
(21 octobre 2026)

Le fait pour une opinion de produire des effets ne prouve rien quant à sa prétendue vérité, mais seulement sa capacité à produire des effets. Tout au plus peut-on y voir une indication de son (…)

Radiographie du selfie
(17 octobre 2026)

Le selfie est l’emblème et l’opérateur d’une double dévalorisation qu’il s’efforce vainement de conjurer par la visibilité virale que lui offrent les réseaux sociaux. Dévalorisation d’abord du soi (…)

Jusqu’à la lie
(14 octobre 2026)

Nous en sommes arrivés à un tel niveau de ressentiment global que non contents de condamner le présent, aussi bien au nom de dérives avérées que supposées, lorsqu’elles ne sont pas carrément (…)

Toujours perdant
(10 octobre 2026)

Toute forme de compétition est une abdication de singularité puisqu’elle a pour présupposé la soumission à une mesure commune. — Par BLOOM