Domination

samedi 13 décembre 2025

Ce qui fait qu’au fond il n’y a pas de véritable raison de se battre pour ceux qu’on qualifie de dominés, c’est que s’ils étaient aux places qu’occupent ceux qu’on appelle dominants ils se comporteraient exactement de la même façon. Parce qu’ils ne sont ni plus respectables ni plus méritants. Outre le fait qu’ils ne cherchent finalement qu’à prendre la place de ces derniers et certainement pas à supprimer tout système de domination – c’est notre grégarité qui nous l’impose comme nécessité fonctionnelle. Et que de plus on ne peut réellement rejeter une éventuelle domination que par ses propres moyens, sinon on ne fait qu’en changer les modalités. Et qu’enfin aucune domination n’est jamais univoque mais résulte de la fixation de rapports de forces contingents mais dans lesquels chacun est partie prenante.

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Par BLOOM

Les brèves dans Tribune

Le fond de la communication
(3 décembre 2025)

Notre bavardage continuel et pléthorique ne se justifie pas par la volonté ou la nécessité de transmettre à autrui des informations. Ce n’est qu’un prétexte. Sa fonction régulière n’est pas (…)

On ne peut qu’y croire
(29 novembre 2025)

Nous sommes à ce point attachés à l’hypothèse de la présence effective du sens – c’est elle seule qui fait monde – que lorsqu’il nous semble en déceler un dans le monde nous lui accordons (…)

Morale guerrière
(26 novembre 2025)

On ne fait la guerre ni pour des raisons morales ni en respectant de quelconques règles se rapportant à une quelconque morale, mais pour des questions de rapports de forces, à conserver ou à (…)

Une question de propreté
(22 novembre 2025)

Bien souvent le manque de qualité, voire l’indignité des personnes avec lesquelles vous seriez amené à combattre pour une cause vous dégoûte de celle-ci, parce qu’ils suffisent à la salir. — (…)