Déparler

mercredi 29 mai 2024

Si on laisse une langue parler sans examen, elle ne dit que les discours de l’exercice global des pouvoirs, qui disent le monde qu’il veut à travers eux. Il faut la faire un peu déparler pour la sortir singulièrement de cette emprise culturelle, que nous partageons, et essayer d’y dire aussi notre individuation. Pour qu’elle ne soit pas qu’une obligation mais aussi, un peu, une affirmation.

— 
Par Bloom

Les brèves dans Tribune

Au rebut !
(11 février 2026)

Lorsque la morale se retourne contre ceux qui l’édictent et qui en usent pour conformer les comportements globaux du plus grand nombre à leur avantage, et qu’elle les oblige à se plier aux mêmes (…)

La loi du discours
(7 février 2026)

La discursivité et la loi ont fondamentalement un rapport très étroit. De manière évidente pour la seconde puisqu’elle n’existe et ne peut avoir d’effets que par les discours qui l’énoncent et la (…)

Résurgences
(4 février 2026)

La violence matérielle, en dépit de ce que prétendent les discours populistes qui cherchent à capitaliser du ressentiment pour en faire un marchepied à leurs désirs d’exercice des pouvoirs, est en (…)

Infection nosocomiale
(31 janvier 2026)

Rajouter la compassion à la blessure n’en diminue pas les effets désagréables, mais conduit au contraire à les augmenter en l’infectant durablement par la condescendance qui s’y manifeste. — - (…)