Compassion

mercredi 29 janvier 2025

En tout compatir s’éprouvent au moins trois plaisirs. D’abord celui de ne pas être affecté par la souffrance de l’autre. Ensuite celui pris, si minime soit-il, à cette souffrance. Enfin celui découlant du sentiment de force accompagnant la manifestation de la compassion. Ce qui n’est en rien incompatible avec le fait que les effets de cette compassion puissent être bénéfiques pour qui elle vise. Mais la prive définitivement de toute prétention morale.

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Par BLOOM

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